l'OIA café cacao exhorte les producteurs à la sérénité
Dans une déclaration officielle, lue par son directeur exécutif, Mé Kouakou, après la clôture de la 10e édition des Journées du café et du cacao, l’Organisation interprofessionnelle de la filière café et cacao (OIA Café-cacao) a appelé les producteurs à la sérénité et à faire confiance au gouvernement ivoirien, face à la chute des prix de leurs produits.
« Le cacao c’est notre vie, le café c’est notre sang. Nous savons, nous avons entendu. Nous avons vu vos réactions depuis la diffusion des prix. Il y a de l’émotion, il y a de l’inquiétude, il y a parfois de la colère. C’est normal, c’est légitime », a t-il reconnu.
Pour lui, la gestion d’une filière qui occupe la première place dans le classement mondial s’inscrit dans « une vision de dix ans » et non dans « l’émotion d’un jour ». C’est pourquoi, il invite les producteurs à faire un « acte de raison » en accordant leur confiance aux autorités.
Mé Kouakou a rappelé que pendant les périodes de hausse de prix sur le cours mondial, l'Etat de Côte d'Ivoire a procédé à une juste redistribution aux producteurs. Notamment pendant la campagne 2025-2026, quand le prix d’achat bord champ du cacao avait atteint le pique de 2800f CFA. Et que, malgré une chute brutale de plus de 70 % de la valeur du marché mondial en l’espace de cinq mois, le mécanisme de stabilisation a permis de garantir un prix de 1 200 FCFA, évitant ainsi que le cacao soit acheté à 900 FCFA le kilogramme.
« Si le gouvernement a pu nous donner 2 800 Fcfa hier, lorsque le prix le permettait, faisons-lui confiance pour nous donner le meilleur prix possible aujourd’hui », a-t-il exhorté. Selon lui, il est important de sauvegarder l’outil de commercialisation national et de garantir l’achat de l’intégralité de la production récoltée.
Le directeur exécutif de l’OIA café cacao a profité de l’occasion pour dresser un bilan des acquis sociaux obtenus depuis 2011, notamment la prise en charge à 100 % des producteurs par la Couverture Maladie Universelle (CMU) et la défense continue du Différentiel de Revenu Décent (DRD), qui octroie une prime de 400 dollars par tonne.
Solange ARALAMON